top of page
  • Photo du rédacteurBenoît Juglair

L’importance de bien gérer ses stocks

La gestion des stocks est un enjeu stratégique pour toute entreprise. Commerces, restaurants, logistiques, transport, BTP... tous les secteurs d'activités sont concernés.


L’importance de bien gérer ses stocks La gestion des stocks est un enjeu stratégique. Bien optimiser cette gestion permet : - D’engendrer des économies - D’assurer un retour sur investissement de toute l’activité - De garantir la disponibilité des produits lors d’une commande et donc la satisfaction du client - De développer un avantage concurrentiel, notamment dans le e-commerce Tout cela repose sur une organisation logistique réfléchie et sur la maîtrise des flux entrants et sortants de marchandises, produits finis et matières premières. A défaut, la gestion des stocks peut-être la cause de pertes sèches pour l’entreprise ou d’opportunités d’affaires manquées.


Les risques d’une mauvaise gestion des stocks Voici quelques aléas liés directement ou indirectement à une mauvaise gestion des stocks : - Mauvais traitement des commandes clients - Retards de préparation et de livraison - Recours à de la main d’œuvre supplémentaire pour rattraper la cadence de production - Ruptures et arrêts de production - Désorganisation du process de production - Charges fixes ou variables anormalement élevées - Sur-stockage ou sous-stockage


Sous-stockage ou sur-stockage Globalement, il est primordial d’éviter le sur-stockage et le sous-stockage. Aucune d’une des deux situations n’est à privilégier car dans la durée les risques financiers pour l’entreprise sont importants. S’il peut sembler être une bonne idée de prévoir large dans les stocks pour éviter tout risque de pénurie, le sur-stockage a son lot d’inconvénients : - Cela nécessite de plus grands espaces de stockage et donc plus onéreux (loyers, taxes, crédit, équipements) - Un temps de travail augmenté pour l’organisation du stock supplémentaire (rangement, étiquetage, recherche des produits…) - Un risque de se retrouver avec de la marchandise sur les bras quand une référence vient à changer par exemple. L’analyse de la gestion de vos stocks et la réalisation d’inventaires réguliers doit vous permettre de définir si vous n’êtes pas dans une situation de sur-stockage. A l’inverse, le sous-stockage n’est pas non plus la solution miracle : - L’indisponibilité d’une pièce ou d’une matière peut interrompre la chaine de production - C'est la cause d'un manque à gagner : un article indisponible est une vente manquée - La pénurie d’un produit peut jouer sur la satisfaction et la fidélité d’un client Si vous vous retrouvez régulièrement à remuer ciel et terre pour pouvoir honorer une commande imprévue, sans doute êtes-vous en proie à du sous-stockage et vos process logistiques et votre stockage devraient être réévalués.


6 astuces pour optimiser la gestion des stocks Une bonne gestion de stock est essentielle pour toute entreprise ou commerce. C’est l’un des poumons de l’entreprise. Voici 6 axes d’optimisation pour la gestion des stocks :

  1. Organiser votre entrepôt ou espace de stockage

  2. Etablir la dénomination et l’étiquetage des stocks

  3. Définir un process de réapprovisionnement

  4. Utiliser le cycle counting

  5. Limiter et suivre l’accès aux stocks

  6. Utiliser des logiciels de gestion de stock

Comment organiser son espace de stockage ?

  1. Créez une zone de stockage pour l’approvisionnement de vos matières premières et une seconde zone pour le stockage de vos produits finis prêts à la vente.

  2. Pensez à un cheminement logique et pratique pour votre production en mettant en place un parcours de fabrication, le lieu de stockage des matières premières doit être en amont de la zone de production pour en faciliter l’accès. Cette technique s’appelle le slotting, elle consiste à déterminer et à ajuster l’emplacement optimal d’une marchandise dans l’espace de stockage et ainsi augmenter la productivité de vos processus comme la réception des marchandises, le réapprovisionnement et la préparation de commande.

  3. Si vous utilisez des racks pour entreposer vos marchandises, il faut clairement simplifier l’accès aux matières ou produits les plus utilisés pour gagner en efficacité pour vos collaborateurs. Plus les accès sont compliqués, plus les temps de manipulation sont longs et plus les risques d'accident sont importants. Et cela pèsera donc lourdement sur vos coûts.

Avez-vous pensé à tout cela dans l’organisation de votre espace de stockage ?


Gestion des stocks : process d’étiquetage Alors oui... Cela peut sembler archaïque ! Pourtant étiqueter ses stocks et codifier ses produits et matières premières permet d’augmenter la productivité. L’importance d’étiqueter et codifier les produits et matières permet :

  • L’identification simple et rapide de chaque article

  • D’apporter les informations clés et les spécificités (date d’expiration, présence de matières dangereuses, exigences d’emballage…)

  • De faciliter les inventaires des différentes zones de stockage

  • De mieux connaître les produits en stock

  • Améliorer la recherche des produits dans les stocks et gagner du temps pour la production

  • D’éviter un réapprovisionnement inutile si un produit est mal rangé

  • De répertorier plus efficacement les articles similaires qui ont des légères différences (couleur, taille, dimension, technicité…)

Le choix de la nomenclature vous appartient mais veillez à ce qu’elle reste intuitive pour éviter les erreurs de nommage et que le process soit compris et appliqué par l’ensemble du personnel. Et vous ? Quelles solutions avez-vous mises en place pour l’optimisation de vos stocks de produits ? Partagez vos astuces en commentaires !


Quel process de réappro convient à votre entreprise ? Aujourd’hui, 4 méthodes de réapprovisionnement dominent :

  1. La méthode calendaire : la plus simple et la moins personnalisée. Elle consiste à commander une quantité fixe à date fixe en fonction des analyses statistiques des années précédentes. Cette méthode convient à une gestion de stocks et des commandes peu fluctuantes.

  2. La méthode de gestion à point de commande : quand le niveau de stock minimum est atteint, cela déclenche la commande (quantité de commande déjà fixée en amont selon les besoins et l’espace de stockage dédié pour ce produit par exemple). On parle ainsi de flux tiré et de « juste à temps » pour éviter les ruptures. Attention tout de même à bien prendre en compte les paramètres de délais de commande et de livraison pour ne pas vous retrouver en rupture de stock. Pour cela il faut définir votre seuil d’alerte de quantité minimum en stock.

  3. La méthode de recomplètement : ici la date est fixe mais la quantité est variable, elle est définie en fonction des ventes réalisées. Elle est adaptée à des produits de consommation régulière qui sont coûteux, périssables ou encombrants.

  4. La méthode de réapprovisionnement à la commande : c’est une gestion de stock variable, souvent pour des produits de saisonnalité, la quantité et les dates de commande se font en fonction de la demande.

Le prix de telles marchandises est sujet à saisonnalité ? A une rapide obsolescence ou aux variations des devises ? La méthode de réapprovisionnement à la commande est sans doute la plus indiquée. Vous avez un besoin stable de telle matière et son approvisionnement ne pose pas de soucis majeurs, optez pour la méthode calendaire ou la gestion à point de commande. Ce qu’il faut retenir : les entreprises optent pour des méthodes d’approvisionnement mixtes selon les matières ou les marchandises. Si cela peut s’avérer plus délicat, cela permet d’optimiser les investissements et la trésorerie et c’est accessible même pour les petites structures avec les solutions logicielles actuelles.


Comment calculer le point de commande et votre stock tampon ? Voyons à présent la question du calcul du stock tampon conjointement avec la question du point de commande qui s’utilise en parallèle. Pour calculer votre stock tampon, voici une possibilité de calcul : Dans le cas où votre volume de vente est faible : La vente moyenne (par ex : 50 unités/jour) Le nombre de jours de vente moyenne que vous souhaitez avoir en stock tampon (par ex : 7 jours) Vente moyenne x nombre de jours de sécurité = Stock tampon Dans notre exemple : 50 x 7 = 350 unités Pour calculer le point de commande vous devez définir des process d’approvisionnement et appliquer la formule : vente moyenne x délai de livraison + stock tampon Le délai de livraison moyen ( par ex : 10 jours) Dans notre exemple le point de commande sera donc quant à lui est de : ( 50 x 10 ) + 350 = 850 unités Il faut noter que ces méthodes sont les plus simples. Selon votre organisation et vos produits il existe d’autres méthodes en prenant en compte différents paramètres telles que la saisonnalité, les cours des devises, etc.


Pourquoi limiter et suivre l’accès aux stocks est important ? Une bonne gestion de vos stocks passe par le suivi et le professionnalisme de vos employés : Donner un accès limité au stock permet un inventaire chiffré réel et plus juste. Avoir du personnel correctement formé à la gestion de stock permet : - De gérer votre système plus efficacement - De réduire les erreurs - De mettre en œuvre des changements quand cela semble nécessaire - D’ajuster vos cycles de commande - D’obtenir un inventaire réel - D’éviter les soucis de rupture de stock - D’organiser efficacement la recherche et le rangement des produits et matières premières Les entrées et sorties de stock doivent être correctement répertoriées. Elles nécessitent une procédure organisationnelle documentée au sein de votre entreprise. Vous l’aurez compris, une bonne gestion de stock permet de gagner en efficacité pour la productivité de votre entreprise.


Gestion de stock : utilisation d’un logiciel de suivi La technologie notamment avec l'arrivée il y a quelques temps des puces RFID, nous permet de suivre ses stocks en temps réel et d’anticiper les commandes pour éviter les ruptures. Pour des raisons de coûts, de nombreuses entreprises continuent à gérer leur stock sous Excel, cela peut générer des risques comme : - L’impossibilité d’honorer des commandes dû à une rupture - Perte de vente et de livraison - Erreur de comptage ou oubli d’intégrer les entrées et sorties Pour mettre en place un système adapté à votre organisation posez-vous les questions suivantes :

  1. De quoi ai-je besoin pour optimiser le suivi de mes stocks ?

  2. Quels sont les objectifs pour la mise en place d’un logiciel ?

  3. Mon organisation est-elle adaptée à la mise en place d’un suivi automatique ?

  4. Comment bien prendre en main la solution ?

  5. Faut-il un système simple pour les niveaux de stock et les mouvements ?

  6. Faut-il un système plus complexe pour suivre l’inventaire en temps réel ?

Il existe plusieurs logiciels sur le marché qui répondront à vos attentes et vos besoins en termes de gestion de stock, l’utilisation de lecteurs de code-barre sont aujourd’hui moins coûteux et évite les erreurs manuelles des données d’entrée et de sortie. Pour chaque organisation, des solutions existent, il ne reste qu’à comparer les logiciels pour mettre en place le système le plus adapté à vos besoins.


Comment prévoir votre stock de sécurité pour éviter les ruptures ? Prévoir un stock de sécurité ou stock tampon vous permet de vous prémunir des ruptures et d'éviter l’arrêt de la chaine de production, le mécontentement des clients les manques à gagner en chiffre d’affaires. Ce calcul est à appliquer à chacun de vos articles mais il n’est pas le même pour tous.


  • Déterminer vos besoins : le rapport coût de stockage / coût d’opportunité. Qu’est-ce qui est le plus avantageux économiquement ? Perdre une opportunité de vente ou un stockage de marchandise immobilisée ?

  • Définir les aléas : délai de réapprovisionnement, anticiper les ruptures chez vos fournisseurs, délai de livraison…)

  • Définir votre niveau de service client : offrir un service de livraison court à vos clients nécessite un niveau de stock de sécurité élevé

  • Appliquer la loi Pareto : la loi des 20/80 (en gestion de stock ce sont les 20% d’articles qui représentent 80% de la valeur du stock)

  • Appliquer la loi ABC : elle reprend les principes de la loi Pareto avec un découpage plus précis en répartissant les articles en 3 catégories.

Une solution complémentaire consiste aussi à s’assurer de la disponibilité de tel produit ou matière chez un partenaire. Négociez un accord pour qu’il vous livre en cas de défaillance. Vos marges seront moindres mais cela évitera les problèmes de manque à gagner et les surcoûts liés à la perte de contrat.

Vous voulez en savoir plus, n'hésitez pas, contactez moi 😉

0 vue0 commentaire

Posts récents

Voir tout

Comments


bottom of page